Vous souhaitez repenser votre intérieur et cherchez des idées nouvelles ? Vous vous lancez dans l’aventure de la construction de votre propre maison et souhaitez adopter un style méditerranéen ? Je vous propose de vous laisser inspirer par les multiples idées issues de l’art tunisien. En effet, la culture orientale séduit de plus en plus de particuliers en quête de sens, de chaleur et d’identité architecturale. Mais au-delà de l’attrait esthétique, l’art tunisien offre une véritable intelligence de l’espace, façonnée par le climat, les usages et une histoire plurimillénaire.
Loin des clichés décoratifs, il constitue une source d’inspiration précieuse pour concevoir ou rénover une maison contemporaine élégante, lumineuse et profondément habitée.
Pour moi, cette inspiration ne relève ni d’une tendance ni d’un décor emprunté. Elle s’inscrit dans une histoire personnelle, une mémoire des lieux et une manière singulière de regarder l’espace. Grandir entre deux cultures, c’est apprendre très tôt que l’architecture ne se réduit pas à une forme, mais qu’elle est d’abord une réponse sensible à un mode de vie.
D’un côté, la rigueur constructive, la rationalité des plans et l’exigence réglementaire propres à l’architecture contemporaine française. De l’autre, les maisons tunisiennes qu’elles soient citadines, rurales ou désertiques : pensées autour de la cour, de l’ombre et de la lumière, de l’épaisseur des murs face à l’ensoleillement et du temps long. Cette double culture forge un regard attentif aux usages réels, aux transitions et à la manière dont un lieu est véritablement habité au quotidien.
À la croisée des cultures méditerranéennes, africaines, amazighes et arabo-islamiques, l’architecture tunisienne repose sur des principes intemporels : maîtrise de la lumière, hiérarchie subtile des espaces, usage raisonné de l’ornement et dialogue constant entre intérieur et extérieur. Autant de leviers que j’active pour concevoir des projets contemporains singuliers, ancrés et adaptés aux modes de vie actuels et locaux (propre au site). Suivez-moi dans les possibilités offertes par l’art tunisien.
Penser l’espace autrement grâce à l’art tunisien
Lorsqu’on évoque l’inspiration orientale, l’imaginaire collectif se limite souvent aux motifs, aux couleurs ou aux objets. Or, dans l’art tunisien, l’ornement n’est jamais autonome : il est au service de l’architecture, du climat et de la symbolique du lieu.

Dans les médinas de Tunis, Sousse ou Kairouan, les maisons se referment sur l’extérieur pour mieux s’ouvrir sur leur cœur. Les façades sont sobres, tandis que l’intérieur révèle une richesse spatiale progressive. Cette logique de retenue et de dévoilement est l’un des fondements de l’architecture tunisienne.
C’est pourquoi dans l’accompagnement que je propose pour décorer, structurer ou concevoir une maison, l’enjeu n’est pas de reproduire des formes traditionnelles, mais d’en traduire les principes fondateurs. Je peux imaginer en accord avec mes clients une architecture tournée vers l’intérieur, travailler une gestion fine des seuils (portes, couloirs, patios), partager mon rapport sensible et maîtrisé à la lumière naturelle et proposer une décoration intégrée à la structure du bâti.
La mosaïque tunisienne : un héritage antique au service du contemporain
La Tunisie possède l’un des patrimoines de mosaïques les plus riches du bassin méditerranéen, héritage direct de l’Ifriqiya romaine. De Dougga à El Djem, les mosaïques racontaient déjà une histoire de sol, de rythme et de narration spatiale.

Au fil des siècles, cet art s’est transformé pour devenir un langage décoratif plus abstrait, privilégiant la géométrie et la répétition. Aujourd’hui encore, les ateliers de zellige et de mosaïque perpétuent ce savoir-faire, entre tradition et modernité.
Ainsi dans une maison contemporaine, la mosaïque peut être dispoée de manière ciblée. Je vous propose quelques exemples de l’intégration de la mosaique et de ses formes dans un intérieur moderne. Vous pouvez ainsi l’utiliser :
* comme tapis minéral dans une entrée,
* comme élément signal dans un patio ou un jardin intérieur,
* en crédence de cuisine pour structurer le mur,
* en paroi graphique dans une salle de bain.
Pour préserver une écriture contemporaine, je recommande de privilégier des motifs géométriques simples et lisibles accordés à une palette chromatique restreinte. Et surtout de favoriser l’utilisation de la mosaïque sur des surfaces limitées mais stratégiquement placées. Pour faire ressortir ces motifs, il est conseillé de créer un contraste avec des matériaux sobres (béton brut, pierre naturelle, enduit lisse).
La mosaïque devient ainsi un outil de composition spatiale, et non un simple ornement.
Couleurs orientales et architecture contemporaine : bien choisir la palette de teinte
Le blanc et le bleu, toiles de fond de la Tunisie
Le blanc est omniprésent dans l’architecture tunisienne traditionnelle. Il reflète la lumière, adoucit les volumes et met en valeur les jeux d’ombre. Plus qu’une couleur, il est un support spatial.
Associé à des enduits à la chaux ou à des surfaces légèrement texturées, il permet de créer une architecture lumineuse et vivante, loin d’un blanc uniforme et standardisé.
Les plus emblématiques des teintes tunisiennes restent celles du petit paradis blanc et bleu : Sidi Bou Saïd et ses façades. Ces couleurs devenues typiques ont été impulsé au XXᵉ siècle par le baron d’Erlanger. Cette palette maîtrisée offre une lecture architecturale précise et vont au-delà de la tradition : le blanc structure les volumes et capte la lumière, tandis que le bleu révèle les seuils, les rythmes et les détails.

Cette approche rappelle que la couleur, lorsqu’elle est pensée en lien avec le site, le climat et les usages, devient un véritable outil de conception, capable de renforcer la sobriété et la justesse des projets contemporains.
Pourpre, Ocre, indigo, vert minéral : la couleur comme ponctuation
La palette tunisienne s’inspire des paysages : terres ocres, bleu profond, verts minéraux, pourpres sourds. Historiquement chargées de sens, ces couleurs trouvent toute leur place dans un projet contemporain lorsqu’elles sont utilisées par touches comme sur les portes et menuiseries, les niches murales, les claustras ou le mobilier intégré.
La couleur devient alors un accent architectural, jamais envahissant.
Tounes el Khardha désigne Tunis la verte. Ici le vert organise le territoire, dessine des seuils, crée des continuités. Les oliveraies deviennent des trames, presque des plans répétitifs, où chaque arbre est un module inscrit dans le paysage. Les oasis fonctionnent comme des architectures végétales : stratifiées, hiérarchisées, pensées pour filtrer la lumière, canaliser l’eau, produire de l’ombre et de la fraîcheur. Rien n’y est laissé au hasard.
Ce vert architectural révèle une manière tunisienne de construire avec le vivant. Il n’est pas posé sur le territoire, il en est la structure même. Au nord, le vert saisonnier des champs compose des façades éphémères, changeantes, tandis que dans le sud, le vert se concentre, se densifie, devient espace intérieur, presque habitable. Tounes el Khardha raconte ainsi une Tunisie où le paysage est un projet, où le végétal joue le rôle d’un matériau à part entière, porteur d’usage, de rythme et de mesure. Un vert pensé, construit, transmis, comme une architecture silencieuse inscrite dans le temps long.
En Tunisie, le pourpre n’est pas une couleur visible partout, mais une couleur enfouie, presque architecturale, inscrite dans les strates du temps. Elle ne se donne pas au regard comme le vert des champs ou le blanc des villes, elle affleure dans l’histoire, dans les ports antiques, dans les ruines tournées vers la mer. Le pourpre est lié au littoral, à la pierre, aux cités phéniciennes et romaines, à une Méditerranée savante où la couleur était un pouvoir autant qu’une matière.
Aujourd’hui, cette couleur survit à travers un homme presque seul. Mohammed Ghassen Nouira, passionné et spécialiste du pourpre antique, perpétue une technique de fabrication à l’ancienne, complexe, lente, exigeante. Une technique quasi secrète, fondée sur l’observation, la patience et une connaissance intime de la matière. Son travail rappelle celui d’un bâtisseur : il ne produit pas seulement un pigment, il reconstruit un lien interrompu entre la Tunisie contemporaine et son héritage méditerranéen.
Ce pigment pourpre qu’il fait renaître n’est pas décoratif. C’est une couleur dense, grave, chargée de symboles, autrefois réservée aux élites, au sacré, au politique. Dans une lecture architecturale, ce pourpre agit comme une fondation invisible : il raconte la profondeur culturelle du territoire, la capacité d’un savoir ancien à traverser les siècles. À travers ce geste solitaire, la Tunisie révèle une autre forme de continuité, faite de transmission silencieuse, de rigueur et de fidélité à la matière.
La Tunisie transmet par son histoire des couleurs qui peuvent inspirer des intérieurs contemporains. Des couleurs chaudes, qui illuminent et valorisent une masion moderne.
Motifs géométriques : Une idée pour structurer la lumière d’une villa
Les motifs issus de l’art islamique tunisien reposent sur des règles mathématiques précises. Leur répétition crée un équilibre visuel et une vibration lumineuse.
Dans une maison contemporaine, ces motifs peuvent être réinterprétés par différents biais.
* Des claustras filtrant la lumière,
* des garde-corps découpés,
* des panneaux coulissants,
* des façades ajourées.
Ils permettent de gérer les vues, l’intimité et la lumière, tout en affirmant une inspiration orientale subtile et actuelle.

Utiliser le principe du patio tunisien pour faire respirer votre maison
Le patio est le cœur de la maison tunisienne. Présent aussi bien dans les demeures urbaines que dans les architectures rurales ou désertiques, il organise les volumes, favorise la ventilation naturelle et crée un lieu de respiration.

Il est aisé à inclure dans nos demeures modernes. En effet, il est ainsi envisageable d’appliquer le principe du patio avec une cour intérieure protégée, un jardin minéral encadré par les volumes ou un espace tampon entre intérieur et extérieur.
Il faut noter que le patio ne se limite pas à une attente esthétique, il répond aussi et surtout à des enjeux très actuels que sont l’amélioration du confort thermique, l’optimisation de la lumière naturelle, la structuration des circulations et la qualité d’usage au quotidien.
Matériaux naturels : une inspiration durable pour construire une maison moderne
L’architecture tunisienne valorise des matériaux simples, durables et disponibles localement : pierre, terre cuite, bois, enduits minéraux, ferronnerie fine, verrerie (verre soufflé aussi). Leur mise en œuvre privilégie l’épaisseur, l’inertie et le vieillissement naturel.
Dans un projet contemporain, cette inspiration peut se traduire par l’utilisation des enduits à la chaux, des sols minéraux, des bois foncés ou patinés, des détails métalliques sobres, des vitraux colorés.

Cette approche rejoint pleinement les préoccupations actuelles d’une architecture responsable, sensible et pérenne.
Une écriture architecturale sur mesure
S’inspirer de l’art tunisien pour concevoir une maison contemporaine ne consiste donc pas à appliquer un style, mais à en comprendre l’essence. L’inspiration orientale devient alors un langage architectural, discret, maîtrisé et profondément incarné.

Ma double culture me permet d’imaginer des projets sur mesure, où l’architecture contemporaine dialogue avec l’héritage méditerranéen et oriental pour créer des lieux uniques, lumineux et durables.
Si vous désirez échanger avec moi à ce sujet, n’hésitez pas à me contacter.